Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Une opportunité pour un débat de fond

Publié par The Algerian Speaker sur 22 Octobre 2017, 14:14pm

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

Cet agenda n'arrange pas du tout les élus du peuple, lesquels seront appelés à être sur tous les fronts.

Les députés ne sauront plus sur quel pied danser. Le projet de la loi de finances 2018 sera débattu en pleine campagne électorale. Sa programmation en plénière a été fixée pour le 6 novembre prochain, soit une semaine après le lancement officiel de la campagne.
Les débats s'étaleront sur cinq jours et l'adoption du projet est prévue pour le 21 novembre, soit deux jours avant le rendez-vous de l'urne. Cet agenda n'arrange pas du tout les élus du peuple, lesquels seront appelés à être sur tous les fronts. Mobilisés par leurs directions respectives pour animer la campagne électorale, les députés se retrouvent devant la contrainte de fouiner et de débattre la plus importante loi de l'année qui concerne le budget de l'Etat.
«La programmation de l'examen du projet de loi de finances 2018 tombe vraiment mal», reconnaît Hadj Belghouti, chef du groupe parlementaire du front El-Moustakbel. Ce dernier ne sait plus comment s'y prendre. Pour lui, il n'est pas question de rater les débats sur un projet très important comme la loi de finances 2018. «Nous serons obligés d'interrompre la campagne pour exprimer nos positions et défendre nos amendements», a-t-il affirmé. Le parti du Front des forces socialistes FFS ne cache pas son mécontentement. «Il est inconcevable de faire passer un tel projet en pleine campagne électorale», a déploré un représentant du parti. Pour le FFS, cet agenda pose un sérieux problème.
Le Parti des travailleurs compte faire avec. Nous n'avons pas le choix vu les délais qui pressent, nous devons examiner le projet de loi de finances 2018 en pleine campagne», a affirmé Youcef Taâzibt, député du parti des travailleurs pour qui il n'est pas question de sacrifier ce débat. «Vu les taxes et les augmentations prévues dans ce projet de loi nous allons nous battre pour épargner d'eventuelles dépenses aux citoyens», a-t-il promis.
Lakhdar Benkhelaf, chef du groupe parlementaire du FJD, donne une autre lecture. «Nous allons appeler les gens à voter alors que de l'autre côté on va les accabler avec de nouvelles taxes et des augmentations», a-t-il déploré. «Effectivement, nous nous retrouvons devant un dilemme: d'un côté nous allons faire campagne auprès des citoyens pour les locales et de l'autre côté, nous serons obligés de soutenir les dispositions contenues dans le projet de loi de finances 2018 et qui vont sérieusement peser lourd sur leur portefeuille», a reconnu un député du FLN sous couvert de l'anonymat qui craint un taux d'abstention élevé.
Devant cette situation, l'opposition est avantagée par rapport à la coalition. Les partis de l'opposition vont promettre de défendre le citoyen en rejetant toutes les augmentations contenues dans ce projet de loi, ce que ne pourront pas faire les partis au pouvoir. Ce qui est certain, l'examen du projet de loi sera une opportunité pour les uns et les autres de faire campagne électorale même à l'intérieur de l'hémicycle.
Le débat promet, sans doute, d'être houleux. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que l'examen du projet en question par la Commission parlementaire des finances et du budget sera entamé dès demain. Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouïa sera attendu par les membres de la commission pour présenter son exposé sur le contenu du projet. La commission va consacrer 11 réunions pour fouiner le document &du projet de loi. A l'instar des membres du gouvernement, la commission fera appel à des experts en finances pour évaluer les dépenses et les budgets de chaque département ministériel.
La commission passera sans doute à la loupe les dépenses de chaque secteur et ses besoins financiers pour pouvoir contrôler le financement non- conventionnel et les montants tirés. Lors des débats sur la loi sur la monnaie et le crédit, les députés étaient nombreux à interpeller le gouvernement sur les montants qui seront prélevés auprès de la Banque d'Algérie.

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